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Dans
le monde romain, ville et
campagne forment un couple
indissociable et complémentaire.
Dans
les secteurs les plus intensément
prospectés, on observe des
constructions gallo-romaines
sur tous les types de relief,
avec une certaine prédilection
pour les zones vallonnées,
riches en cours d'eau.
L'organisation
parcellaire du paysage à l'époque
romaine reste encore assez
mal cernée. Les recherches
en cours ont déjà permis de
relever quelques réseaux recouvrant
le terroir d'une villa ou
une aire plus vaste, mais
ces éléments, difficilement
datables, sont encore hypothétiques.
En
revanche, l'étude des bâtiments
nous renseigne sur l'évolution
chronologique de l'habitat.
Plusieurs décennies après
la conquête, la forme architecturale
la plus répandue reste la
ferme de tradition indigène,
composée de bâtiments en matériaux
périssables, entourés de vastes
enclos quadrangulaires de
5 000 m² à 10 000m² (La Pérouille,
Chitray, Tendu, Nuret-le-Ferron,
Le Pêchereau).
Les
premiers édifices maçonnés
et recouverts de tuiles, à
la mode romaine, ne font leur
apparition qu'à partir de
la deuxième moitié du Ier
s. de notre ère : la région
d'Argentomagus ne se distingue
donc pas du reste de la Gaule
Chevelue.
Les
villae les plus importantes
présentent des plans complexes,
avec de nombreuses pièces
s'organisant en général autour
d'une cour. Ces édifices ruraux,
qui servaient souvent de villégiatures,
n'étaient pas dénués d'un
certain luxe, comme en témoignent
par exemple les mosaïques
de la villa du Cony à Malicornay.
Quant aux dépendances agricoles,
qui sont le pendant indispensable
de la partie résidentielle
des villae gallo-romaines,
elles se présentent sous forme
de petits bâtiments simples
(Thenay, Arthon, Chaillac,
Maillet).
Les
villae de taille modeste,
comme celles de Velles ou
de Parnac se composent d'un
ou de deux bâtiments subdivisés
en trois pièces, dotés éventuellement
d'une galerie de façade et
d'un mur de clôture avec porche
d'entrée.
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Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
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