|
Lieu
de consommation, la ville
tirait des campagnes avoisinantes
l'essentiel de son ravitaillement
en produits agricoles. Céréales,
viande, vin, bois, représentaient
vraisemblablement l'essentiel
de l'approvisionnement urbain.
Une
part de ces produits était
transformée et conditionnée
à la ville pour être revendue
à la clientèle locale et parfois
exportée.
Les
découvertes archéologiques
fournissent, en effet, les
indices d'un commerce lointain.
La présence de meules à grain
rotatives en lave de Volvic
illustre ces échanges.
Pour
anecdotique qu'elle soit,
compte tenu du volume global
des échanges commerciaux,
la découverte d'objets exceptionnels
comme un manche d'éventail
en ivoire d'éléphant ou une
petite bourse en bronze à
décor égyptisant, témoigne
d'importations encore plus
éloignées.
Les
amphores sont par excellence
les objets du commerce et
du transport. Aussi les restes
des quelque trois mille amphores
retrouvés sur le site sont
significatifs du commerce
lointain (huile d'olive, vin,
sauce de poisson).
--------------------
Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
|