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La frontière de l'est
Si
l'on s'en réfère à César,
la limite entre les Bituriges
et les Eduens était une frontière
naturelle constituée par la
Loire. Mais, en réalité, le
territoire éduen mordait sur
la rive gauche du fleuve puisque,
en 58, César autorisa les
Eduens à conserver les Boïens
sur leur territoire, et que
ceux-ci créèrent leur oppidum
principal en un lieu nommé
Gortona ou Gorgobina.
Les frontières sud et ouest
Les
frontières sud et ouest correspondent
aux limites du diocèse de
Clermont-Ferrand; elles suivent
les limites actuelles des
départements de l'Allier et
du Puy-de-Dôme. Aigurande
représente un ancien Equoranda,
station frontière des Bituriges
et des Lemovices. Continuant
vers l'ouest, la frontière
biturige suivait à peu de
choses près le département
de l'Indre, englobant la Brenne.
Ingrandes (Fines), marquait
la limite avec les Pictons.
Plus au nord, la limite entre
Bituriges et Turons coïncide
avec celle des départements
de l'Indre et de l'Indre-et-Loire.Le
tracé de la frontière entre
Turons et Bituriges est confirmé
au Bas-Empire par une notation
de Sulpice-Sévère précisant
que Clion-sur-Indre (Claudiomagus),
situé actuellement à une dizaine
de kilomètres de la limite
entre l'Indre et l'Indre-et-Loire,
se situait aux confins de
ces deux peuples.
La frontière nord
Cette
limite pose un problème. Reprenons
la Guerre des Gaules. Après
avoir incendié Cenabum (Orléans),
César se dirigeant vers Bourges
"passe la Loire et arrive
dans le pays Biturige". La
frontière entre les Carnutes
et les Bituriges se situait
donc alors à quelque distance
du sud de la Loire. Sur sa
route il assiège Noviodunum,
ville qu'il donne explicitement
pour biturige. Deux localités
ont été avancées : Neung-sur-Beuvron
(Loir-et-Cher) et Neuvy sur
Barangeon (Cher). L'une se
situe à quelque 45 km au SSO
d'Orléans, la seconde à près
de 70 km à l'ENE. Il serait
donc possible qu'une légère
modification de la frontière
soit intervenue postérieurement
ou que César ait tout simplement
commis une erreur de localisation.
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Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
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