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Visitez
la photothèque
consacrée au jardin
romain
Tout
un chacun peut trouver un
attrait à ce jardin
:
- Intérêt pour
la botanique historique.
Quelles étaient les
plantes connues des Romains
? Qu’en faisaient-ils
? C’est la vocation
de base du jardin.
- Intérêt pour « les
simples », les remèdes
de grand-mères, les « vertus
médicinales ».
- Intérêt pour
la flore locale, beaucoup
d’espèces cultivées
dans le jardin croissant
spontanément dans
notre région. Fréquentes
comme la chélidoine
ou le plantain. Ou moins
fréquentes comme l’aunée,
la guimauve.
- Intérêt pour
des plantes souvent méditerranéennes
comme le gattilier ou d’origine
plus lointaine comme l’aloès
ou les palmiers.
- Intérêt pour
des plantes aromatiques caractéristiques
de la cuisine romaine : la
rue ou la férule … le
serpolet ou l’absinthe.
- Intérêt pour
des plantes dont le nom évoque
un usage sans qu’on
la connaisse bien : la garance,
le pastel, le réséda
dans les tinctoriales, le
lin et le chanvre pour leurs
fibres textiles.
- Intérêt pour
des plantes qui mériteraient
d’être plus souvent
cultivées pour leur
esthétique : l’acanthe,
le phlomis, le baguenaudier, …
- Intérêt pour
la vertu mellifère
de certaines espèces
: le serpolet, les menthes,
l’origan.
Le jardin met les
cinq sens en éveil
:
- La vue, avec
l’acanthe
ou l’aunée en
fleurs par exemple. Spectacle
qui se renouvelle, espèce
après espèce,
presque tout au long de l’année.
- Le toucher : certaines
plantes sont très
graciles, comme l’absinthe
ou la férule, d’autre
ont un port très lourd,
tel le lierre. Toutes ou
presque sont agréables à effleurer
de la main.
- L’odorat. Parmi les
odeurs les plus caractéristiques
: le fenouil, les menthes,
les thyms, la rue, l’aurone
citronnelle, la plante-curry.
- Le goût : des senteurs,
on passe aisément
aux saveurs. On voudrait
connaître
toutes les aromatiques
dans
le contexte
des recettes romaines.
- L’ouie, quand on
fait éclater la graine
encore verte du baguenaudier
et que cela produit une minuscule
explosion, quand l’acanthe
propulse au loin ses graines,
quand les fleurs bruissent
d’insectes
ou quand le jardin
en son entier
subit les assauts
du vent.
Même qui ne jardine
pas ressent souvent de l’attrait
pour le thème du jardin,
témoin Jacques
Lacarrière : « Si
je n’étais
pas devenu écrivain,
je serais devenu jardinier » dans
Un jardin pour mémoire.
Ausone, « Les
roses »
Collige virgo rosas, dum
flos novus et nova pubes
Et memor esto aevum sic properare
tuum
Jeune fille, cueille les
roses au temps où la
fleur et ton aine sont nouvelles
Et n'oublie pas que ta vie
est aussi fragile que la
beauté de cette fleur.
(Tome III ; fin d'un poème,
attribué à Ausone,
de manière erronée,
selon Mathon, cf. Les
plantes connues des Gaulois)
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