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L'habitat
privé fait figure de parent
pauvre à Argentomagus.
La
maison de Quintus Sergius
Macrinus, retrouvée en 1970,
s'étendait au coeur de la
ville. Les murs conservés
se développent sur une longueur
de 32 mètres et une largeur
de 20. La domus comportait
au moins trois pièces dont
l'une était chauffée par un
hypocauste à pilettes. Les
enduits peints, témoignent
de la présence de peintures
à l'intérieur de la maison.
Une
autre habitation a été mise
à jour à l'emplacement du
musée dans la crypte duquel
elle est aujourd'hui conservée.
Construite au cours de la
première moitié du IIe s.,
elle fut abandonnée au début
du IIIe s. Elle se déployait
sur trois niveaux : deux pièces
en sous-sol, un rez-de-chaussée
et au moins un étage. Elle
fut construite en prenant
partiellement appui sur de
puissants murs de soutènement
à contreforts laissés à l'initiative
privée.
Nous
connaissons très mal les équipements
dont étaient dotées les maisons.
Le chauffage y était le plus
souvent assuré par des systèmes
d'hypocauste.
Aucun
fragment de verre à vitre
n'a été recueilli. Si l'on
s'en réfère aux trouvailles,
seules des lampes à huile
en terre cuite et des chandelles
de suif ou de cire assuraient
l'éclairage de ces maisons.
Des
portes ne subsistent plus
aujourd'hui que quelques éléments
métalliques. Des charnières
-ferrures de rotation articulées
autour d'un axe-, quelques
verrous, des pentures et quelques
rares plaques de serrure.
Des clefs en fer ont été retrouvées
en plus grand nombre.
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Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
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