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L'édification
d'une cité nécessite une quantité
importante de matériaux de
diverses natures : pierre,
sable, calcaire pour la fabrication
de la chaux, bois.
Plusieurs
centres carriers ont été reconnus,
les plus nombreux le long
de la vallée de la Bouzanne,
d'autres dans le coteau de
la Garenne, un dernier, assez
éloigné, près d'Ambrault,
au sud d'Issoudun.
Les
productions des métiers de
l'argile faisaient l'objet
d'un actif négoce. Pour la
céramique commune, on évoque
la présence d'une production
locale. On sait que l'implantation
d'une officine de potiers
est tributaire d'une triple
exigence : l'argile, l'eau,
et le bois. Aussi, à supposer
que de tels ateliers aient
existé à Argentomagus, ils
pouvaient se situer près de
la rivière de la Creuse. Un
ou plusieurs ateliers spécialisés
dans l'artisanat de l'os étaient
établis dans la ville.
Pions,
jetons, rouleaux de charnières,
manches de canifs et de couteaux,
cuillers, spatules, poinçons,
épingles et aiguilles, dés
à jouer, médaillons, le laissent
supposer.
Une
ou plusieurs boucheries existaient
également dans la ville. Venus
des exploitations rurales
environnantes, les animaux
étaient abattus et débités
dans ces établissements spécialisés.
Avant de les tuer, les bouchers
assommaient les boeufs à l'aide
d'un outil comparable au merlin.
L'attestent les crânes retrouvés
qui montrent un trou caractéristique
au niveau de l'os frontal.
Si
une modeste production textile
à usage strictement familial
est suggérée par les trouvailles
archéologiques -pesons de
métiers à tisser, fusaïoles-
dans quelques villae autour
de l'agglomération, cette
activité connaît dans le centre
de la Gaule, un haut degré
d'organisation et de spécialisation.
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Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
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