| L'histoire
des recherches
effectuées
sur l'agglomération
antique débute
par une page
magistrale
de l'Histoire
du Berry rédigée
en 1566 par
Jean Chaumeau,
avocat à Bourges.
Elle atteste
de la vitalité
de la tradition
locale et
l'ample culture
historique
de cet homme
de la Renaissance
:
"Anciennement...la
ville d'Argenton était où
à présent sont certains grands
mas de vignes appelés le Palais
(toponyme de l'amphithéâtre),
les murs saints (Mersans)
et le Virou (toponyme du théâtre)...
et était de grande étendue
et circuit... Dans iceux mas,
on trouve encore de belles
et grandes caves et fondements
de maisons et autres bâtiments
anciens faits de si bonne
matière et composition qu'il
est bien difficile à les démolir
et arracher.
On
y voit encore les ruines de
plusieurs fontaines artificielles
belles et somptueuses dont
les canaux et conduits sont
de marbre : même y a des étuves
faites d'albâtre, avec grands
piliers faits en forme de
colonnes...
N'est
année que dans les dits mas
de vignes et autres circumvoisins
ne se trouvent quelques pièces
et médailles d'or ou d'argent...
En
une partie dudit circuit,
joignant la dite rivière de
Creuse... on peut voir encore
à présent deux belles et fortes
piles de pierre de taille
et l'apparence des autres
où voulaient être les ponts
de la dite ville ancienne,
à l'issue desquels... y a
un chemin taillé par grand
labeur et artifice en un roc
si dur qu'on ne se peut assez
émerveiller de l'ouvrage,
et était lors ce chemin le
paysage pour aller de Paris
en Gascogne (la voie romaine
vers Limoges)".
Toutes
ces antiquités font assez
apparaître quelle était la
grandeur et magnificence de
la dite ville ancienne.
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Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
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