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Le
sanctuaire des Mersans
Dans
l'état actuel de la recherche,
cet ensemble cultuel comprend
deux temples carrés avec galerie
et un troisième édifice rectangulaire
comprenant une cella
carrée précédée à l'entrée
d'un pronaos
(vestibule). Ils sont orientés
à l'est et presque alignés
entre deux rues parallèles.
L'espace sacré, de forme trapézoïdale,
est clos par un mur d'enceinte.
Les
bâtiments cultuels de la première
moitié du Ier s.
Sur
la zone où se sont succédés
les temples, quelques traces
d'occupation de l'époque augustéenne
ont été mises au jour. Dans
le limon qui recouvre le sable
rouge du plateau, ont été
reconnus des cavités et des
trous de poteaux.
Sous
le temple 1, les vestiges
ont été reconnus sur une trop
faible superficie pour déterminer
la nature des structures établies.
La base en pierres sèches
d'un mur de matériaux périssables
y a été reconnue, ainsi qu'un
pavage de pierres.
A
la fin de cette phase, c'est
un édifice en petit appareil
qui est bâti à l'est de ces
bâtiments. Constitué d'une
cella de 5 m de côté, il est
précédé d'un vestibule long
de 2 m. Une structure en bois
de 1 m de côté a été dégagée
au centre. Cet édifice évoque,
sous une forme réduite, le
plan des temples classiques
que l'on rencontre plus couramment
au cours de cette période
en Gaule méridionale.
Le
sanctuaire de la seconde moitié
du Ier s.
Une
importante phase de reconstruction
a lieu après l'époque claudienne
dans un espace sacré agrandi.
Le
temple 2, édifice de 6 m de
côté est bâti après une construction
dont la seule base d'un mur
en pierres sèches a été partiellement
reconnue le long du mur Est
de la galerie postérieure.
La cella est élevée sur un
soubassement en pierres sèches
et ses parois devaient être
montées en torchis. Les vestiges
retrouvés subsistent sur une
hauteur maximale de 0,50 m
et sont recouverts d'enduits
peints comportant des panneaux
polychromes.
La
construction de ce temple
remonte à la fin du règne
de Néron ou au début de l'époque
flavienne. Un muret bas constitué
d'un lit de briques en bordure
a été ajouté près du mur du
fond, sans doute pour consolider
les parois.
Les
pratiques cultuelles
L'organisation
des cultes et les dévotions
sont difficiles à percevoir
en l'absence quasi complète
d'inscriptions. La présence
de fosses a suscité de nombreuses
questions. On remarquera le
remplissage particulier de
plusieurs fosses recouvertes
parfois d'un lit de pierres
: agencement soigné de dépôts,
alternance de couches riches
en matériel et de niveaux
stériles.
L'une
des fosses a livré plusieurs
dépôts de quartiers d'animaux
accompagnés de coutelas et
de vaisselle dont un vase
sur lequel est mentionné la
participation du vergobret
à un sacrifice; y étaient
déposés le crâne fendu d'une
truie et une terrine sous
un blocage de pierres et des
quartiers de porc au fond
accompagnés d'un coutelas.
A
côté des nombreux quartiers
de porc et de bovidé, on rencontre
quelques squelettes de chien
et, fait notable, l'extrémité
d'andouillers de cerf à l'exclusion
de toute autre partie de cet
animal. La fosse qui contenait
le vase mentionnant le vergobret
a livré un petit fragment
en bronze représentant un
bois de cerf schématique dont
l'image a un caractère prophylactique.
Les
offrandes
Des
centaines de menus objets
et quelque 800 monnaies ont
été recueillis dans le sanctuaire.
Le nombre de petits jetons
en os contemporains et de
cabochons en pâte de verre
que l'on identifie comme des
pièces de jeu.
Peu
d'objets votifs, que symbolisent
les trois hachettes miniatures
en bronze, ornées de croissants,
ont été retrouvés (substitution
d'un sacrifice, modèle représentant
l'instrument de sacrifice).
Par
ailleurs, les substituts d'armes
sont rares : un modèle de
lance en fer dans le temple
2, et deux fossiles du temple
3 dont une dent de requin.
S'il
est naturel de rencontrer
si peu de figurines en terre
cuite dans les niveaux de
la première moitié du Ier
s., le dépôt de lampes est
également peu courant. Peu
d'objets précieux en métal
et en verre et de la vie quotidienne
mais une densité de fibules
à ressort de tradition augustéenne
qui correspondent à un dépôt
secondaire.
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gaulois à la ville gallo-romaine,
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Errance
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