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Les
estimations actuelles proposent
pour l'agglomération d'Argentomagus
un maximum de 3 000 à 4 000
habitants à la fin du Ier
s. ou au cours du IIe, au
moment où la pression démographique
paraît avoir été la plus forte.
Quelques
inscriptions à caractère religieux
ou funéraire, des graffiti
sur des monuments publics,
sur un mur peint, sur des
vases ou sur un jeton en os
livrent l'identité d'une vingtaine
d'habitants de la ville.
Deux
jouissaient de la citoyenneté
romaine : Quintus Sergius
Macrinus et Africanus Proculus.
Le premier était un notable
qui, sur sa fortune personnelle,
a offert la reconstruction
d'un temple. Le second, porte
les duo nomina.
Toutes
les autres personnes attestées
portent des noms uniques ou
des surnoms. Il s'agit vraisemblablement
de pérégrins, c'est-à-dire
d'hommes ou de femmes libres
mais regardés comme sujets
du peuple romain. C'est le
cas d'Eburus, et de Labrios.
Pendant
la seconde moitié du IIe s.
ou au cours du IIIe, Colguron
(ou Colgurca) a, quant à lui,
tracé son nom sur un mur peint.
La tessère en os, trouvée
au théâtre, nous livre deux
autres noms d'hommes, Priscus,
fils d'Amandus. Deux graffiti,
inscrits sur deux piliers
de la fontaine monumentale,
révèlent de nouveaux noms
masculins : Dometianus et
Venerianus. Baldamus et Cato,
deux andronymes, apparaissent
sur deux stèles funéraires.
Cette
base de stèle
funéraire en calcaire a été
découverte au milieu du XIXe
siècle dans la tranchée du
chemin de fer entre Saint-Marcel
et Argenton. Elle porte l'inscription
"BLADAMI FIL (ius)" : "fils
de Bladamus".
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Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
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