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Un
réseau routier en étoile
Deux
axes majeurs se croisaient
à Argentomagus. Une voie est-ouest
en provenance de Bordeaux
et de Poitiers conduisait
vers Néris-les-Bains, Clermont-Ferrand
et Lyon. Une route sud-ouest/nord-est,
venant de Saintes et Limoges,
gagnait Bourges et Autun.
Quatre
autres voies d'importance
moyenne devaient relier Argentomagus
aux agglomérations secondaires
voisines. Deux ont été reconnues
sur le terrain, celles conduisant
à Levroux et Déols. Les deux
autres, en direction de Vendoeuvres
et d'Aigurande, n'ont pas
été archéologiquement confirmées
à ce jour.
La
voie fluviale
Tous
les chercheurs s'accordent
à reconnaître l'importance
de la navigation fluviale
en Gaule romaine. La découverte
récente d'un canal doublé
d'un chemin de halage pour
acheminer les blocs extraits
de la carrière de Tendu à
la rivière voisine de la Bouzanne
en est une illustration éloquente
tout près d'Argentomagus.
Torrentielle
encore à quelques kilomètres
en amont de la ville, la Creuse
s'assagit et devient navigable.
Elle est sillonnée par des
rates (bateaux à fond plat
manoeuvrés à la rame ou par
halage) et par des radeaux
soutenus par des outres.
Pont
et gué
Long
de quelque 110 mètres, large
de 5, il comportait probablement
5 piles espacées d'environ
11 mètres. Larges respectivement
de 7,37 et 7,30 m les deux
piles reconnues, longues de
11 mètres, étaient dotées
vers l'amont d'un éperon brise-lames
se développant sur une longueur
de 6 mètres. La face aval,
quant à elle, était plane
et perpendiculaire au courant.
A
une cinquantaine de mètres
en aval ont été identifiés
les aménagements d'un gué.
Son pavage, fait de dalles
calcaires sommairement juxtaposées,
était probablement muni d'un
tablier noyé comme l'indique
la présence de poutres de
bois.
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Argentomagus, du site
gaulois à la ville gallo-romaine,
G. Coulon et Coll. © Editions
Errance
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